Ci-dessous le texte que nous avons adopté en AG.

Réouverture le 13 novembre des négociations sur l’assurance chômage des salariés intermittents du spectacle et de l’audiovisuel : la raison doit l’emporter.


L’accord du 26 juin et, par voie de conséquence, son agrément du 5 août par le gouvernement viennent d’être annulés par les signataires qui s’attendaient à être condamnés par la justice compte tenu des graves irrégularités qu’ils avaient commises lors de la négociation.

Cette première victoire sur le terrain juridique est à mettre au crédit du mouvement des intermittents.

Tous les partenaires de bonne foi doivent se saisir de l’occasion pour que la raison l’emporte enfin.

Les partenaires sociaux d’abord, et en tout premier lieu la CFDT et les syndicats de salariés, ne peuvent ignorer le mouvement qui s’est développé depuis le 26 juin. Sauf à se discréditer définitivement il leur est impossible de ne pas prendre en compte les nombreuses critiques exprimées sur le protocole. L’illégitimité d’une décision prise par une minorité syndicale, la tromperie des statistiques tronquées et malhonnêtes, l’injustice d’un protocole qui sanctionne notamment les salariés les plus précaires. Beaucoup de choses ont été dites sur les abus de certains employeurs qui s’enrichissent en détournant le système de l’assurance chômage à leur profit. C’est l’occasion d’adopter un texte qui lutte concrètement contre ces dérives.

Le gouvernement ensuite ne pourra ignorer la mobilisation quasi unanime des professionnels artistes, techniciens, directeurs, mais aussi des élus locaux et du public. Tous se sont exprimés depuis des mois pour dire le danger qui pèse sur la création culturelle en France.

Bien sûr, nous savons que les signataires du 26 juin prétendent ne se livrer le 13 novembre qu’à une négociation technique en vue d’adopter strictement le même texte.

Ignorer tout ce qui s’est dit et tout ce qui s’est fait depuis le 26 juin serait faire insulte aux intermittents et à tous ceux qui les ont rejoints dans la lutte et les soutiennent depuis des mois.

Sur cette base nous réaffirmons notre volonté d’aboutir à un accord qui préserve des conditions de vie décentes pour les professionnels du spectacle et de l’audiovisuel et qui ne mettent pas en péril l’avenir de la création en France.

Dans le cadre de l’appel national à la grève et à manifester pour le 13 novembre, nous appelons pour la région nantaise à la grève générale ce jour là dans le spectacle et dans l’audiovisuel, et à une manifestation à 17 heures à Nantes au départ de la place Graslin.

Si nous n’étions pas entendus, nous renouvellerions cet appel à la grève et à manifester à l’occasion du processus d’agrément de l’accord par le gouvernement.

A Nantes, le 7 novembre 2003